MINEURS SOLO BITAXE, MATÉRIEL OUVERT
Le Bitaxe est un mineur solo à matériel ouvert. Les plans sont publics, la carte porte une seule puce SHA-256, et l’ensemble se pose sur un bureau. Cinq modèles au catalogue, de 1,2 TH/s pour 18 W sur le Gamma 601 à 4,2 TH/s pour 90 W sur le Supra Hex, entre 222 et 306 €. Le Bitaxe Touch ajoute un écran tactile pour suivre la machine sans passer par une interface web.
Un mot sur ce que fait réellement une machine de cette taille. Elle mine pour son compte et n’encaisse que si elle trouve un bloc entier. C’est une loterie, la probabilité est très faible, et aucun revenu ne peut être annoncé. On achète un Bitaxe pour participer au réseau et pour comprendre comment il fonctionne, pas pour un rendement. Pour situer ces machines les unes par rapport aux autres et mesurer vos chances de trouver un bloc en solo, le rayon complet réunit les quatorze modèles.
La gamme Bitaxe en une lecture, du Gamma 601 au Supra Hex
Cinq modèles, un seul curseur : la puissance de calcul, et l’électricité qu’elle réclame. Le Gamma 601 ouvre la gamme avec 1,2 TH/s pour 18 W. Le Touch suit à 1,6 TH/s pour 22 W, le Gamma 601 Max à 1,9 TH/s pour 30 W, le GT 801 à 2,15 TH/s pour 43 W. Le Supra Hex ferme la marche avec 4,2 TH/s et 90 W. Les cinq minent en SHA-256, l’algorithme de Bitcoin, et se refroidissent à l’air.
La consommation grimpe plus vite que la puissance, donc le choix va vite. Pour découvrir et laisser tourner en continu, le Gamma 601 consomme moins qu’une ampoule à incandescence d’autrefois. Le Supra Hex donne le plus de tentatives par seconde, avec le ventilateur et la consommation qui vont avec. Entre les deux, le Touch, le 601 Max et le GT 801.
À qui s'adresse un Bitaxe, et ce que le minage solo veut dire
Le profil type n’est pas l’investisseur. C’est le curieux qui préfère voir le minage tourner chez lui plutôt que d’en lire la description, le bricoleur que le matériel ouvert intéresse, et le cadeau pour qui suit Bitcoin depuis des années. C’est aussi un support d’apprentissage sérieux : configurer un pool, suivre ce que la carte produit, comprendre ce qui se joue entre elle et le réseau.
Le minage solo, concrètement : votre Bitaxe cherche un bloc pour son propre compte, et s’il le trouve, la récompense complète part sur votre adresse. Le « si » est énorme. Face aux fermes industrielles, une carte de quelques TH/s a une chance infime : l’immense majorité des Bitaxe tourneront des années sans rien trouver. Personne ne peut vous dire ni quand, ni si. On en achète un pour apprendre et pour tenir son ticket, jamais pour un revenu : il n’y en a aucun de prévisible. Nous détaillons vos chances de trouver un bloc en solo sur la page dédiée.
Le brancher chez vous : bruit, chaleur et pointage
Un Bitaxe tient sur un coin de bureau. L’alimentation dépend du modèle : la fiche produit vous le précise. Côté bruit, on est loin d’un ASIC de ferme : un ventilateur qui tourne, et rien de plus.
La chaleur suit la même échelle. Entre 18 et 90 W selon le modèle, vous ne chauffez pas une pièce. Vous alimentez un petit appareil qui travaille en continu. Pour chauffer un logement, ce sont les radiateurs mineurs ASIC du catalogue qu’il faut regarder, pas cette gamme.
Reste le pointage. Deux usages : un pool de minage solo, où la récompense revient à celui qui trouve le bloc, ou votre propre nœud, en loterie pure. Le choix se fait à la configuration, pas à l’achat.