Le dry cooler est en toiture, et cela change le terrain
La particularité du BC40 Elite tient en un point. Son dry cooler est intégré sur le toit. Tout le refroidissement tient donc dans l’emprise du conteneur 40 pieds, sans groupe extérieur à poser à côté ni tuyauterie à tirer entre deux points. Sur un terrain contraint, ou en location, cette autonomie décide souvent du projet. À l’intérieur, dix bacs B100 plongent les machines dans un bain d’huile diélectrique non conductrice, dans une caisse certifiée CE et UL.
200 machines, et ce que votre choix d’ASIC change
- 200 Antminer S21 de Bitmain, refroidis par air à l’origine.
- 180 T21, ou Whatsminer M66S, au format 2U.
- 160 S21 Imm. ou S21 XP, conçus pour l’immersion.
Le nombre d’unités dépend donc du modèle retenu, pas seulement de la caisse. Le constructeur annonce par ailleurs une compatibilité dépassant 98 % des ASIC du marché, qu’ils soient refroidis par air à l’origine ou déjà adaptés à l’immersion. La puissance électrique admissible est donnée à 1 437 kW pour 1 000 kW évacués.
Distribution électrique et pilotage à distance
L’alimentation entre en triphasé 350 à 480 V, 50/60 Hz, derrière un disjoncteur principal de 2 000 A, avec dix PDU intelligents qui répartissent la puissance machine par machine. La sortie est disponible en monophasé 200 à 277 V ou en triphasé. Un compteur embarqué suit la consommation réservoir par réservoir. Le portail web dédié expose une API complète et le protocole SNMP standard. Température du liquide, tension, puissance et alertes remontent en continu, et la gestion se fait à distance sans intervention sur site.
Fluide, températures et marge climatique
Le circuit contient 7 000 litres. Le revendeur détaille 530 litres par bac et 170 pour le dry cooler, un compte qui ne retombe pas sur le total annoncé. Nous le signalons plus bas plutôt que de le lisser.
Le fluide travaille entre 48 et 56 °C, sur la base d’un site dimensionné à 35 °C, dans une plage ambiante de -25 à 48 °C. Au delà de la référence de conception, la marge se réduit, et c’est le climat de votre terrain qui devient le facteur limitant.
La consommation hors minage, pompes et supervision comprises, va de 58 à 93 kW. Elle pèse directement sur le PUE de l’installation, ce rapport entre la puissance tirée au compteur et la puissance utile de calcul.
D’où viennent ces chiffres
Une précision d’honnêteté, parce qu’elle change la façon de lire cette fiche. Fog Hashing ne publie pas de tableau chiffré complet pour ce modèle. Le fabricant confirme le mégawatt de capacité de refroidissement, les 200 machines, un circuit mono-boucle qui raccourcit déploiement et maintenance, des panneaux électriques conformes à la norme UL489 et le portail web à API complète.
Les valeurs de 1 437 kW, de 2 000 A, de 58 à 93 kW et la répartition du fluide viennent d’un revendeur et ne sont pas confirmées par le constructeur. Nous les reprenons telles quelles, en le disant, et elles se revérifient auprès du fournisseur avant engagement. Même prudence sur le mode de circulation : les mêmes bacs B100 sont documentés en simple ou double boucle sur la version sans caisse.
Installation et accompagnement
Le constructeur annonce une mise en service en trois jours une fois le conteneur posé. La Mine Française prend en charge le calcul thermique et électrique, la sélection du fluide, le raccordement, la mise en route puis l’exploitation courante. Pour insérer ce conteneur dans une infrastructure existante, notre offre d’hébergement en datacenter apporte le cadre.