Le calibre intermédiaire du M61S+
238 Th/s pour 4046 W. Le M61S+ existe en trois versions, 236, 238 et 240 Th/s, toutes à 17,0 J/TH. Celle-ci occupe le milieu, à trente-quatre watts du calibrage bas et à exactement autant du calibrage haut.
La symétrie est parfaite, ce qui simplifie le raisonnement : le M61S+ monte par paliers réguliers de deux térahash et de trente-quatre watts.
Quatre kilowatts de chaleur qu’on peut réutiliser
Toute l’électricité consommée par un ASIC ressort en chaleur. Les 4046 W de cette machine ne disparaissent pas, ils réchauffent l’air qui la traverse. Dans un atelier, une serre, un local de séchage ou un grand volume mal isolé, cette chaleur remplace une part du chauffage existant.
Une réserve, et elle est de taille : une machine à ventilation forcée de cette puissance produit un souffle chaud et bruyant, pas la douceur d’un radiateur de salon. Pour une pièce de vie, ce sont nos radiateurs mineurs ASIC qu’il faut regarder, pas ce châssis de ferme.
Point de méthode : une machine ne chauffe utilement que si l’air chaud va quelque part. Prévoyez la gaine et la sortie avant la livraison, pas le jour où le souffle vous chasse de l’atelier.
Un joule et demi sous le M61S
Les M61S tournent à 18,5 J/TH, les M61S+ à 17,0. Un joule et demi d’écart par térahash, soit environ 8 % d’énergie en moins pour produire la même chose.
Sur une machine qui tourne en continu, ce pourcentage se répète chaque heure de chaque journée. C’est ce cumul, et non le chiffre isolé, qui justifie le suffixe.
Le raisonnement s’inverse d’ailleurs à l’achat : plus la machine est destinée à tourner longtemps, plus le supplément demandé par la version efficiente se défend.
Le module de calcul, plutôt qu’une promesse
Nous ne publions pas de revenu attendu. La fiche embarque un calculateur : indiquez-lui ce que vous payez votre électricité, il croise les 238 Th/s et les 4046 W avec le cours du Bitcoin et la difficulté du réseau du moment. Refaites l’opération dans six mois, elle ne rendra pas la même réponse.