Type : guide pédagogique | Auteur : équipe La Mine Française
365 valorisations. C’est ce qu’un mineur particulier ayant laissé tourner une machine toute l’année doit reconstituer, une par versement de pool, chacune au cours du jour. Ce que la plupart des guides appellent le formulaire 2086 crypto n’en couvre aucune. Le formulaire 2086 déclare vos cessions d’actifs numériques, jamais le fait d’avoir miné : deux régimes, deux formulaires, deux moments de l’année.
C’est la confusion la plus coûteuse de la déclaration crypto en France, et elle se lève dès qu’on a vu où passe la frontière. Chaque année, notre équipe édite un récapitulatif de revenus de minage pour les clients dont les machines tournent chez nos datacenters partenaires, répartis dans 11 pays. Et chaque printemps, la même question revient : sur quelle ligne du formulaire 2086 mettre ce que j’ai miné ? Aucune.
Ce guide décrit un mécanisme stable d’une année sur l’autre, et prend pour exemple chiffré la campagne déclarative du printemps 2026, celle qui couvre les revenus perçus et les cessions réalisées en 2025. Vous y trouverez à quelles informations correspond chaque étape du formulaire, dans quel ordre enchaîner le 2086 et la déclaration 2042-C, où s’arrête exactement le formulaire quand vous minez, et les cinq erreurs qui coûtent le plus cher. Chaque règle citée renvoie à son texte : article 150 VH bis du Code général des impôts, doctrine BOFiP, service en ligne d’impots.gouv.fr. La Mine Française n’est ni conseiller fiscal ni expert-comptable, et ce guide ne remplace ni l’un ni l’autre.
Le formulaire 2086 en bref
Le formulaire 2086 déclare vos plus-values et vos moins-values de cession d’actifs numériques, jamais le fait d’avoir miné des bitcoins. Il applique le régime de l’article 150 VH bis du Code général des impôts, dont la doctrine officielle est publiée par la DGFiP sur BOFiP.
Le minage se déclare ailleurs, et à un autre moment : au titre des bénéfices non commerciaux (BNC), le jour où les coins arrivent sur votre wallet. Un mineur particulier qui revend une partie de sa production passe donc par les deux, dans cet ordre : BNC à la réception, formulaire 2086 à la cession.
| Événement | Régime fiscal | Où il se déclare | Moment |
|---|---|---|---|
| Réception des coins minés | Bénéfices non commerciaux, article 92 du CGI | Déclaration complémentaire des professions non salariées | Jour du versement par le pool |
| Cession d’actifs numériques | Plus-value des particuliers, article 150 VH bis du CGI | Formulaire 2086, puis report sur la déclaration 2042-C | Jour de la vente en euros ou de la dépense en crypto |
| Échange d’un actif numérique contre un autre | Sursis d’imposition | Aucun formulaire tant qu’aucune cession imposable au sens de l’article 150 VH bis n’a eu lieu | Sans objet |
Cette répartition vaut quel que soit le millésime ; les montants cités ici sont ceux de la campagne du printemps 2026, sur les revenus perçus et les cessions réalisées en 2025. Chaque millésime a ses seuils, ses taux et ses cases. Ce qui suit ne se transpose pas mécaniquement à une autre année.
🏛️ Fiscalité crypto en France : le régime fiscal du minage de cryptomonnaies évolue régulièrement. Les chiffres présentés ici sont indicatifs et basés sur la législation en vigueur à la date de l’article. Avant toute décision, consultez votre conseiller fiscal ou rendez-vous sur impots.gouv.fr pour les règles applicables à votre situation personnelle.
Miner n’est pas vendre : les deux moments fiscaux du mineur
Un mineur particulier est imposé sur deux bases distinctes : la valeur des coins à leur réception, puis la plus-value réalisée à leur cession. La réception relève des bénéfices non commerciaux au sens de l’article 92 du Code général des impôts, la cession relève de l’article 150 VH bis, celui du formulaire 2086.
C’est la confusion numéro un des guides français : ils traitent le formulaire 2086 comme si le mineur n’avait qu’un seul rendez-vous fiscal. Il en a deux, ils ne portent pas sur le même montant, et le second n’existe que si vous avez vendu.
Moment 1 : les coins arrivent sur votre wallet
Ce qui compte ici, c’est la valeur en euros de vos coins au jour où votre pool vous les verse. Un Antminer S21 XP (270 TH/s) produit 8,8 € de revenus bruts par jour au cours actuel, et c’est cette valeur, jour après jour, qui alimente votre base BNC. Le cours de référence bouge en permanence (69 039,98 € pour un bitcoin au dernier relevé), donc deux versements identiques en satoshis n’ont pas la même valeur imposable.
⚠️ Information sur le rendement : les performances présentées sont calculées au cours BTC actuel et au tarif électrique indiqué. Le minage de cryptomonnaies est soumis aux fluctuations du prix du Bitcoin et à l’évolution de la difficulté du réseau. Les performances passées ou simulées ne préjugent pas des performances futures.
Sur notre parc hébergé (16 datacenters partenaires, 11 pays, aucun en France), ce qui coince n’est jamais le total de l’année. C’est le détail. Un versement de pool par jour, ça fait 365 lignes à valoriser au cours du jour, et personne ne reconstitue ça de mémoire au mois de mai.
Moment 2 : vous vendez, échangez ou dépensez
La cession déclenche le formulaire 2086, et la notion est plus large que la vente contre des euros. Payer un bien ou un service en bitcoin est une cession d’actifs numériques au sens de l’article 150 VH bis. Les échanges entre actifs numériques (du bitcoin contre de l’ether, par exemple) bénéficient d’un sursis d’imposition et ne remplissent donc pas votre formulaire 2086.
Ce que ça change concrètement
Trois profils, trois combinaisons de formulaires :
- Le mineur qui a tout gardé en portefeuille : bénéfices non commerciaux uniquement, aucun formulaire 2086 joint.
- L’investisseur qui n’a jamais miné : formulaire 2086 uniquement, rien en bénéfices non commerciaux.
- Le mineur qui a vendu une partie de sa production : les deux, et c’est le cas de la majorité des profils que nous croisons côté hébergement.
Qui doit remplir le formulaire 2086, et à partir de quel montant
Toute personne fiscalement domiciliée en France ayant cédé des actifs numériques dans l’année joint un formulaire 2086 à sa déclaration de revenus, dès la première cession et quel que soit le montant. Pas de plancher d’entrée. Le régime applicable est celui des particuliers agissant à titre non professionnel, posé par l’article 150 VH bis du Code général des impôts, texte consultable sur Légifrance et commenté par la DGFiP sur bofip.impots.gouv.fr.
Le formulaire 2086 s’ouvre dans la rubrique des annexes du service de déclaration en ligne, sur impots.gouv.fr. Vous ne le téléchargez pas séparément : il se remplit dans le parcours, après avoir coché que vous avez réalisé des cessions d’actifs numériques.
Le seuil d’exonération ne vous dispense pas de déclarer
Sous le seuil annuel de cessions prévu à l’article 150 VH bis, la plus-value n’est pas imposée. La déclaration reste due : c’est elle qui prouve à l’administration que vous êtes sous le seuil, et une case non remplie ne prouve rien.
Pour les cessions réalisées en 2025, ce seuil est de 305 € par an (article 150 VH bis, B du II, texte en vigueur sur Légifrance). Le montant est stable depuis la création du régime en 2019, mais il appartient à la loi, pas aux guides : pour tout autre millésime, relisez l’article lui-même.
Deux précisions qui font basculer beaucoup de dossiers :
- Le seuil porte sur le total des prix de cession de l’année, pas sur le gain : vendre pour un montant important en encaissant une moins-value ne vous place pas sous le seuil.
- Le seuil s’apprécie sur l’ensemble du foyer fiscal, pas par plateforme.
Du 2086 au 2042-C : l’ordre des opérations
Le formulaire 2086 se remplit en premier, cession par cession, et son résultat global se reporte ensuite sur la déclaration complémentaire 2042-C. L’inverse ne fonctionne pas. La déclaration 2042-C attend un montant que seul le formulaire 2086 sait produire, et le service en ligne d’impots.gouv.fr enchaîne les deux annexes dans cet ordre.
Cinq étapes, toujours les mêmes :
- Lister vos cessions de l’année, une ligne par opération, avec sa date et son prix de cession en euros
- Reconstituer le prix total d’acquisition de votre portefeuille d’actifs numériques à la date de chaque cession
- Renseigner la valeur globale du portefeuille au moment de la cession, celle qui sert de dénominateur au calcul
- Laisser le formulaire 2086 calculer la plus-value ou la moins-value de chaque ligne, puis le résultat net de l’année
- Reporter ce résultat net sur la déclaration 2042-C : case 3AN pour une plus-value, case 3BN pour une moins-value (fiche officielle impots.gouv.fr, formulaire n° 2086 de la campagne 2026)
En déclaration en ligne, ce report est proposé automatiquement une fois le 2086 validé. Sur formulaire papier, il se fait à la main : pour la campagne 2026, une plus-value va case 3AN et une moins-value case 3BN, des références à relire chaque année sur la 2042-C du millésime.
La ligne qui bloque tout le monde : le prix d’acquisition
La plus-value ne se calcule pas cession par cession comme une action en bourse : elle se calcule proportionnellement, en rapportant votre prix total d’acquisition au poids de la cession dans la valeur globale de votre portefeuille. C’est ce mécanisme qui oblige à connaître la valeur de tout le portefeuille le jour de chaque vente. Et c’est ce qui rend l’exercice pénible sans historique tenu au fil de l’eau.
Pour un mineur, la question se corse : les coins issus du minage n’ont pas été achetés, donc ils n’apportent aucun prix d’acquisition au portefeuille. Leur cession fait mécaniquement apparaître une plus-value plus élevée que pour des coins achetés au même cours.
Un exemple volontairement simple
Les montants ci-dessous sont des chiffres ronds choisis pour l’illustration, pas des données de marché.
| Élément du calcul | Montant |
|---|---|
| Prix de cession de l’année | 6 000 euros |
| Prix total d’acquisition du portefeuille | 8 000 euros |
| Valeur globale du portefeuille au jour de la cession | 20 000 euros |
| Fraction d’acquisition imputable : 8 000 × (6 000 / 20 000) | 2 400 euros |
| Plus-value taxable reportée sur la 2042-C | 3 600 euros |
C’est ce montant de 3 600 euros qui remonte sur la déclaration 2042-C, et lui seul qui est soumis à l’imposition décrite plus bas. Le détail des lignes reste dans le formulaire 2086.
BNC ou BIC : le régime de vos revenus de minage
Le minage d’un particulier relève par défaut des bénéfices non commerciaux, pas des bénéfices industriels et commerciaux. L’administration rattache cette activité à l’article 92 du Code général des impôts, position commentée dans la doctrine BOFiP relative au champ d’application des bénéfices non commerciaux.
Ce régime ne se déclare pas sur le formulaire 2086 mais sur la déclaration complémentaire des professions non salariées. Le formulaire 2086 s’arrête où commence le minage : il ne comporte aucune ligne pour un coin reçu, seulement pour un coin cédé.
| Régime | Pour qui | Charges | Point de bascule |
|---|---|---|---|
| Micro-BNC | Mineur domestique sous le plafond de recettes du micro-BNC | Abattement forfaitaire pour frais, aucun justificatif à produire | Devient défavorable dès que les charges réelles dépassent l’abattement |
| BNC au réel | Mineur dont les charges dépassent l’abattement | Électricité, amortissement de l’ASIC, frais de pool, frais d’hébergement | L’écart entre les deux régimes se calcule, il ne se devine pas |
| BIC | Activité exercée à titre habituel avec des moyens significatifs | Charges réelles d’exploitation | Affiliation et cotisations URSSAF, avis d’expert-comptable nécessaire |
Le régime micro-BNC
En dessous du plafond annuel de recettes, le micro-BNC applique un abattement forfaitaire pour frais sur vos recettes, et vous n’avez aucune charge à justifier. Pour les recettes de 2025, le plafond est de 77 700 € et l’abattement de 34 %, avec un minimum de 305 € (article 102 ter du CGI). Le plafond est révisé tous les trois ans : il passe à 83 600 € pour les recettes de 2026 à 2028 (texte en vigueur sur Légifrance).
Ce régime convient au mineur domestique qui fait tourner une ou deux machines. Il devient défavorable dès que vos charges réelles dépassent l’abattement, ce qui arrive vite avec l’électricité.
Le régime réel et les charges déductibles
Au réel, vous déduisez vos charges effectives : la consommation électrique, l’amortissement du mineur ASIC, les frais de pool, les frais d’hébergement si vos machines tournent en datacenter. Un Antminer S21 XP consomme 3 645 W pour une efficience énergétique de 13,5 J/TH, et c’est cette consommation, multipliée par le prix du kWh inscrit sur vos factures et par vos heures de fonctionnement, qui constitue votre poste de charge principal.
Aucun tarif de référence publié ne remplace vos factures ici. C’est le prix que vous payez réellement, justificatif à l’appui, qui fonde une charge déduite. Prenez vos recettes de l’année, vos charges réelles, et comparez les deux régimes : la réponse est arithmétique.
Quand le BIC prend le relais
Le passage en bénéfices industriels et commerciaux concerne le mineur qui exerce à titre habituel avec des moyens significatifs, dans une logique d’exploitation plutôt que de complément. La frontière s’apprécie au cas par cas, et elle emporte des conséquences sociales, avec affiliation et cotisations à l’URSSAF. C’est le point où l’avis d’un expert-comptable cesse d’être facultatif.
La flat tax appliquée à vos plus-values de cession
Les plus-values de cession d’actifs numériques d’un particulier sont imposées au prélèvement forfaitaire unique, la flat tax. Un seul prélèvement, deux composantes : une part d’impôt sur le revenu et une part de prélèvements sociaux.
La part d’impôt sur le revenu est de 12,8 % (article 200 A du CGI, doctrine BOFiP BOI-RPPM-PVBMC-30-30). La part sociale est celle qui bouge : 17,2 % dans la doctrine en vigueur, soit 30 % au total, portée à 18,6 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), soit 31,4 %, son article 12 prévoyant l’application aux revenus du patrimoine dès l’imposition des revenus de 2025. Pour vos cessions de 2025, deux lectures circulent donc, 30 % ou 31,4 % : le chiffre qui fait foi est celui de votre avis d’imposition, à vérifier sur impots.gouv.fr.
La flat tax porte sur la plus-value nette de l’année, pas sur le montant total de vos ventes, ce qui explique pourquoi le formulaire 2086 doit être rempli avant tout calcul d’impôt. Une année en moins-value ne génère aucune imposition, mais elle se déclare quand même.
Une option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu existe et se coche case 3CN de la déclaration 2042-C (fiche officielle impots.gouv.fr). Cette option est globale et irrévocable pour l’année, donc elle mérite d’être simulée avant d’être choisie. Les conditions exactes et le simulateur officiel sont sur impots.gouv.fr.
Un point souvent oublié par les mineurs : la flat tax ne remplace pas l’imposition de vos bénéfices non commerciaux. Ce sont deux impositions successives sur deux événements différents, pas une double imposition du même euro.
Plusieurs plateformes, comptes à l’étranger : ce qui alourdit le 2086
Un compte ouvert sur une plateforme établie hors de France se déclare séparément du formulaire 2086, via le formulaire 3916. L’obligation porte sur l’existence du compte, indépendamment de tout gain : un compte ouvert, non alimenté et jamais utilisé se déclare quand même, et l’oubli est sanctionné par une amende de 750 € par compte non déclaré et de 125 € par omission ou inexactitude, dans la limite de 10 000 € par déclaration ; ces montants sont portés à 1 500 € et 250 € lorsque la valeur des comptes a dépassé 50 000 € à un moment quelconque de l’année (article 1736, X, du Code général des impôts).
Le formulaire 3916 déclare un contenant, le formulaire 2086 déclare des opérations : remplir l’un ne dispense jamais de l’autre. Un mineur qui encaisse sur une plateforme française et arbitre sur une plateforme étrangère est concerné par les deux, plus ses bénéfices non commerciaux.
Reconstituer un historique multi-plateformes
Le calcul proportionnel de la plus-value exige la valeur globale de votre portefeuille, toutes plateformes et tous wallets confondus, au jour de chaque cession. Trois gestes, dans cet ordre :
- Exporter vos historiques plateforme par plateforme au format CSV, versements de pool compris.
- Consolider ces exports par date, tous wallets confondus, avant de commencer à remplir quoi que ce soit.
- Archiver l’export consolidé chaque année, même les années où vous ne vendez rien.
C’est le moment où les mineurs souffrent le plus, parce qu’une récompense de pool n’est pas un achat : elle n’apparaît dans aucun relevé d’ordre, seulement dans un historique de versements.
Quand la plateforme a fermé
Une plateforme disparue ne supprime pas votre obligation déclarative. Reconstituez ce que vous pouvez à partir de vos relevés bancaires, de vos adresses publiques et de vos e-mails de confirmation, gardez la trace de votre méthode, et signalez la difficulté plutôt que de ne rien déclarer. Une déclaration imparfaite mais documentée ne se traite pas comme une absence de déclaration.
Cinq erreurs qui coûtent cher au moment de déclarer
Les erreurs les plus fréquentes ne portent pas sur le calcul, mais sur le choix du formulaire et sur la conservation des historiques. Elles se corrigent toutes en amont, pendant l’année. Aucune ne se rattrape en mai devant un écran.
1. Déclarer son minage sur le formulaire 2086
C’est l’erreur fondatrice, celle qui a motivé ce guide. Le minage se déclare en bénéfices non commerciaux à la réception des coins. Un mineur qui n’a rien vendu de l’année n’a aucun formulaire 2086 à joindre, et un mineur qui a vendu en a un à joindre en plus de ses bénéfices non commerciaux.
2. Se croire dispensé parce qu’on est sous le seuil
Le seuil d’exonération de l’article 150 VH bis (305 € de cessions sur l’année 2025) exonère d’impôt, pas de déclaration. Une année de petites cessions non déclarées reste une omission.
3. Retenir un prix d’acquisition de mémoire
Le prix total d’acquisition et la valeur globale du portefeuille se justifient. Sans export horodaté, vous ne pourrez ni les établir ni les défendre, et l’administration n’a pas à reconstituer votre historique à votre place.
4. Confondre un échange et une cession
Un arbitrage bitcoin contre ether ne remplit pas votre formulaire 2086, une conversion en euros oui, un paiement en bitcoin aussi. Beaucoup de déclarations gonflent inutilement le nombre de lignes en intégrant chaque arbitrage.
5. Attendre le printemps pour tout reconstituer
Un versement de pool par jour représente 365 valorisations à la date du jour. Ça se tient au fil de l’eau, dans un tableur ou via un outil de suivi, et ça prend dix minutes par mois contre un week-end entier au mois de mai.
L’avis de La Mine Française
La fiscalité est la première raison pour laquelle des clients repoussent un projet de minage, et c’est presque toujours une question de clarté plutôt que de montant. Ce qui bloque n’est pas le taux. C’est de ne pas savoir quel formulaire correspond à quel événement.
Notre métier, c’est de vendre du matériel ASIC et d’héberger des machines chez nos partenaires datacenter. Ni conseil fiscal, ni expertise comptable : ce n’est pas notre terrain, et nous ne nous y aventurons pas. À ce titre, nous voyons passer chaque année les mêmes questions autour du formulaire 2086 et de la déclaration des revenus de minage en France.
Le profil qui peut cumuler les deux régimes, c’est celui du mineur hébergé. Vincent, client depuis 2025 :
Vincent : ★★★★★ (client depuis 2025)
« Première offre d’hosting mineur ASIC en français avec un vrai support réactif : mes machines sont opérationnelles en datacenter en moins d’une semaine. Après plusieurs mauvaises expériences avec des hébergeurs étrangers sans support, La Mine Française change tout. Tableau de bord en temps réel, électricité à tarif compétitif, équipe disponible en français. Les coûts d’hébergement sont transparents et la rentabilité est au rendez-vous. Idéal pour passer au minage sérieux sans les galères logistiques. »
📊 Performances passées : les chiffres présentés correspondent à des périodes spécifiques et à des conditions individuelles (équipement, tarif électrique, cours BTC à la date d’installation). Ils ne constituent ni une garantie ni une projection de performances futures. Chaque situation est unique.
Des machines qui tournent en continu en datacenter, ce sont des versements de pool toute l’année, donc une base en bénéfices non commerciaux. Le jour où Vincent revend une partie de ses satoshis, le formulaire 2086 s’ajoute, sans remplacer le premier.
Notre conviction : la difficulté du formulaire 2086 n’est pas fiscale, elle est documentaire. Un mineur qui exporte ses versements de pool chaque mois et garde ses justificatifs d’achat remplit sa déclaration en une soirée. Celui qui découvre l’exercice en mai, avec deux plateformes fermées et aucun historique, y passe un week-end et déclare approximativement.
C’est aussi pour ça que nous fournissons à nos clients hébergés un récapitulatif annuel de leurs revenus de minage. Ça ne remplace pas votre comptabilité et ça ne vaut pas conseil fiscal, mais ça évite de reconstituer 365 lignes de mémoire. Pour tout ce qui touche à votre situation personnelle, votre conseiller fiscal reste le bon interlocuteur, et impots.gouv.fr la seule source qui fasse foi.
Questions fréquentes
Miner du bitcoin, c’est déjà imposable, ou seulement quand je le vends ?
Les deux, sur deux bases différentes. La réception des coins minés est imposable en bénéfices non commerciaux, à leur valeur en euros au jour du versement. La cession de ces mêmes coins est imposable séparément au titre des plus-values, et c’est elle qui se déclare sur le formulaire 2086. Garder ses coins n’annule pas la première imposition.
Quand faut-il déclarer ses cryptos avec le formulaire 2086 ?
Dès que vous avez réalisé au moins une cession d’actifs numériques dans l’année : vente contre euros, achat d’un bien ou d’un service en crypto. Le formulaire 2086 se joint à la déclaration annuelle de revenus, dans la rubrique des annexes du service en ligne d’impots.gouv.fr, au titre de l’année où la cession a eu lieu.
À partir de quel montant faut-il déclarer ses cessions ?
L’obligation de déclarer existe dès la première cession, quel que soit le montant. C’est l’imposition, pas la déclaration, qui dépend du seuil annuel de cessions prévu à l’article 150 VH bis du Code général des impôts. Ce seuil s’apprécie sur le total des prix de cession de l’année et sur l’ensemble du foyer fiscal, pas sur le gain réalisé. Pour les cessions de 2025, il est de 305 € ; le texte en vigueur se lit sur Légifrance.
BNC ou BIC : quel régime pour déclarer son minage ?
Le minage d’un particulier relève par défaut des bénéfices non commerciaux (article 92 du Code général des impôts) ; en dessous de 77 700 € de recettes en 2025, le régime micro-BNC applique un abattement forfaitaire de 34 % (article 102 ter). Les bénéfices industriels et commerciaux concernent l’activité exercée à titre habituel avec des moyens significatifs, qui emporte alors des obligations sociales auprès de l’URSSAF. La frontière s’apprécie au cas par cas et mérite l’avis d’un expert-comptable.
Faut-il déclarer un compte ouvert sur une plateforme étrangère ?
Oui, via le formulaire 3916, indépendamment du formulaire 2086 et même si le compte n’a généré aucun gain. L’obligation porte sur l’existence du compte pendant l’année. L’omission est sanctionnée par une amende de 750 € par compte non déclaré, portée à 1 500 € si la valeur des comptes a dépassé 50 000 € dans l’année, dans la limite de 10 000 € par déclaration (article 1736, X, du Code général des impôts).
Le staking est-il imposé comme le minage ?
Le staking ne se déclare pas sur le formulaire 2086 tant qu’aucune cession n’a eu lieu, exactement comme le minage. La qualification fiscale des récompenses elles-mêmes fait l’objet de positions divergentes selon les modalités de perception, donc c’est un point à valider sur impots.gouv.fr ou auprès de votre conseiller fiscal plutôt que sur un forum.
Faut-il déclarer un portefeuille bitcoin sans avoir rien vendu ?
Le portefeuille en lui-même ne se déclare pas s’il est détenu sur un wallet personnel et qu’aucune cession n’a eu lieu. Deux exceptions fréquentes : les comptes ouverts sur des plateformes établies à l’étranger, qui relèvent du formulaire 3916, et les coins reçus par minage, imposables en bénéfices non commerciaux dès leur réception. Pour les règles applicables à votre situation, le service en ligne d’impots.gouv.fr fait référence.
Pour aller plus loin
Trois habitudes suffisent à rendre la déclaration de l’an prochain indolore :
- Exporter vos versements de pool chaque mois, plutôt qu’en mai devant un écran.
- Conserver la valeur en euros de chaque réception, puisque c’est elle qui fait votre base en bénéfices non commerciaux.
- Vérifier si vous avez réellement cédé quelque chose dans l’année avant de remplir quoi que ce soit : sans cession, pas de formulaire 2086.
Et trois ressources, selon l’endroit où vous en êtes.
- Déclarer ses revenus de minage : le cadre général dans lequel s’inscrit le formulaire 2086, obligations déclaratives et statuts compris.
- Le guide complet du minage Bitcoin : d’où viennent les coins, avant de savoir comment les déclarer.
- Notre catalogue ASIC : consommation et efficience par modèle, utiles pour chiffrer vos charges au régime réel.
Deux sujets voisins attendent leur propre guide : le choix entre bénéfices non commerciaux et bénéfices industriels et commerciaux, et la structuration en société.
Une question sur votre cas ? contact@laminefrancaise.fr. Nous répondons sur le matériel, l’hébergement et les documents que nous fournissons, jamais sur votre situation fiscale personnelle : ça, c’est le travail de votre conseiller fiscal.
⚠️ Information sur le rendement : les performances présentées sont calculées au cours BTC actuel et au tarif électrique indiqué. Le minage de cryptomonnaies est soumis aux fluctuations du prix du Bitcoin et à l’évolution de la difficulté du réseau. Les performances passées ou simulées ne préjugent pas des performances futures.
📉 Volatilité du marché crypto : le prix du Bitcoin et la difficulté du réseau évoluent en continu. Une variation de 10 % du prix BTC modifie significativement les revenus de minage. Une variation à la hausse de la difficulté réseau réduit les revenus à hashrate constant. Les hypothèses utilisées dans cet article sont datées et susceptibles d’évolution rapide.
📊 Performances passées : les chiffres présentés correspondent à des périodes spécifiques et à des conditions individuelles (équipement, tarif électrique, cours BTC à la date d’installation). Ils ne constituent ni une garantie ni une projection de performances futures. Chaque situation est unique.
⚖️ Information non constitutive de conseil : La Mine Française commercialise du matériel de minage et propose un service d’hébergement en datacenter. Cet article est à vocation informative et ne constitue pas un conseil en investissement au sens de l’article L321-1 du Code monétaire et financier. Avant toute décision, consultez un conseiller en investissement enregistré auprès de l’AMF.
⚠️ Avertissement AMF : Risque crypto-actifs : les crypto-actifs ne sont pas réglementés comme produits d’investissement traditionnels. Leur cours peut connaître des variations importantes à la hausse comme à la baisse. Vous pouvez perdre tout ou partie du capital investi. Ce contenu ne constitue pas un conseil en investissement au sens de l’article L321-1 du Code monétaire et financier. Avant tout achat de matériel de minage à des fins lucratives, évaluez votre situation personnelle et consultez si nécessaire un conseiller en investissement financier (CIF) agréé AMF.
À propos de La Mine Française
La Mine Française (LMF) est un revendeur français de matériel de minage ASIC Bitcoin et un opérateur d’hébergement minier, dont la domiciliation administrative se situe au 60 rue François 1er, 75008 Paris. Les machines de ses clients sont hébergées chez 16 datacenters partenaires répartis dans 11 pays, aucun en France.
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La Mine Française n’est ni conseiller fiscal, ni expert-comptable, ni conseiller en investissement. Cet article informe sur un mécanisme déclaratif public et ne prescrit aucune conduite : les règles applicables à votre situation se vérifient sur impots.gouv.fr.
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